samedi 20 octobre 2018

Le parc naturel marin


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TOUT PREMIER PARC NATUREL MARIN D’OUTRE-MER

La France, seconde nation maritime par sa superficie, a une conscience toute particulière de la richesse et de la fragilité de ce patrimoine méconnu que sont les fonds marins.
C’est pourquoi une politique maritime ambitieuse est à l’oeuvre par le biais des Parcs Naturels Marins.
Leurs objectifs : connaitre et protéger le milieu marin tout en permettant le développement raisonné des activités humaines.
Un défi de taille lorsqu’on sait que Mayotte a un patrimoine culturel maritime très ancré dans les moeurs.
Pêches traditionnelles variées, utilisation de coraux et coquillages, se sont autant de pratique qu’il faut préserver dans le respect de cette biodiversité unique qu’abrite le lagon.

Une des plus grandes et des plus riche aires marines française

C’est à Mayotte, en 2010, que fut créé le tout premier parc naturel marin d’outre-mer, avec ses 68 400 km2 de superficie. Celui des Glorieuses, deux années plus tard, ajoute ses 43 500 km2 à cette aire de protection de la faune et de la flore aquatique, ce qui en fait l’une des plus grandes aires marines protégées françaises (110 000 km2).

Considéré comme un haut lieu mondial pour la biodiversité avec ses mangroves, herbiers, récifs coralliens et bancs récifaux, sans oublier ses 1 300 km2 de lagon fermés par une double barrière, « phénomène très rare puisqu’il n’en existe que dix au monde » précise le Parc Naturel Marin de Mayotte dans son ouvrage : ‘À la découverte des Parcs Naturels Marins’.

Les actions

PNMLe Parc Naturel Marin de Mayotte mène de nombreuses opérations sur le terrain.
De l’acquisition de connaissance ;
avec la mise en place d’un système d’information halieutique,
des études sur la pêche à pied ou au filet,
l’état de santé des coraux,…
Aux actions concrètes ;
avec la pose de mouillages écologique,
l’expérimentation de techniques de pêche alternatives,
suivi de la qualité de l’eau,
recherche de solution pour remplacer le plateau de corail dans la préparation du masque de beauté local : le mzindzano.
La sensibilisation de la population et notamment de la jeunesse aux richesses du lagon avec la création d’un dessin animé local : le Fundi* du lagon. (*Sage/maître). Depuis 2014, le Parc Naturel Marin a initié la constitution d’une charte d’approche respectueuse des mammifères marins, charte signée par les prestataires nautiques de l’île, conscients que seule une démarche de respect de l’animal permettra de préserver leur présence dans les eaux mahoraises.
De nombreuses brochures d’information à destination des usagers du lagon sont édité par le Parc, rappelant d’observer la faune avec respect afin de lui permettre de se développer.

Le lagon : une nursery (baleines, tortues, dauphins


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Avec ses 1100 km2 et la richesse de sa biodiversité, le lagon de Mayotte est le premier en outre-mer à être décrété Parc Naturel Marin depuis 2010 et étant ainsi devenu le second en France.
En plus de sa barrière récifale de 195 km, le lagon mahorais présente également une barrière corallienne interne.
Les eaux turquoises du lagon de Mayotte représentent un terrain de biodiversité exceptionnel dans lequel sont répertoriés bons nombres d’espèces emblématiques de la faune marine :
  • 760 espèces de poissons différents
  • 22 espèces de mammifères marins soit 1/4 de la diversité mondiale
  • Des baleines à bosse, les dauphins, les dugongs
  • 2 types de tortues marines : la tortue imbriquée et tortue verte qui sont présentes toute l’année.
Le potentiel du lagon est renforcé par les conditions idéales à l’expansion des mammifères (herbiers, eaux chaudes, récifs coralliens…) qui constituent un refuge pour ces derniers. Sa biodiversité est accentuée par celle contenue dans la nursery des poissons, à savoir la mangrove qui couvre une surface de 7.3 km2.
Tout au long de l’année on peut observer les tortues marines et assister au ballet des dauphins. De juillet à novembre, les eaux du lagon mahorais deviennent une véritable pouponnière pour les baleines à bosses qui se déplacent avec leurs petits au fil des jours.
La passe en « S » : site phare du lagon de Mayotte, constitue une véritable réserve naturelle marine d’une grande diversité et d’une beauté exceptionnelle. Elle représente le site privilégié des amateurs de plongée et des chasseurs d’images par excellence.
Grace aux efforts du Parc Naturel Marin de Mayotte, cette biodiversité menacée est enclin à une meilleure préservation, avec de nouveaux dispositifs mis en place tels que : le Plan de mouillage, la Charte d’approche des mammifères marins ou encore la sensibilisation des opérateurs touristiques mais aussi au Plan biodiversité de l’UICN de Mayotte.

Des plages pour tous les goûts


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Vous pouvez bien sûr en profiter en effectuant des sorties en mer. Pour les amateurs de sable blanc, le détour par les îlots de Mtsanga Tshohole (ou îlot du sable blanc) et de Bandrélé dans le Sud, Mtzamboro et Choizil dans le Nord vaut le coup. Avec pour récompense, des paysages à couper le souffle et une baignade dans des eaux cristallines.
Mais pour ceux qui préfèrent se baigner tout en ayant un pied à terre, Mayotte possède de multiples et magnifiques plages. Les plus fréquentées sont Ngouja (commune de Kani-Kéli), Musicale Plage, Sakouli (plages de sable noir dans la commune de Bandrélé), Moya (Petite Terre) ou encore Tanaraki (commune de Mtsangamouji).
De plus, la quasi-totalité des localités de l’île sont situées en bord de mer. Par conséquent, si vous souhaitez allier l’ambiance citadine avec celle de la plage, la plage du Faré en Petite Terre est le lieu idéal. Pour une ambiance plus posée et familiale, Mbouini et Mbouanatsa semblent tout indiquées. Mais il existe des plages préservées et tout aussi agréables, Et pou y accéder, il faudra fournir un peu d’effort. A Papani en Petite Terre, il faudra d’abord passer par le lac Dziani si la marée est haute. Sinon, une bonne vingtaine de minutes de marche est nécessaire depuis la plage de Moya. Il en est de même à Sohoa dans le centre de l’île, où la grande plage et ses aménagements en cachent une autre, plus calme, à l’abri des regards, plus sauvage. D’autres trésors cachés de ce genre sont visibles à Mtsanga Fanu (dans le village de Mtsangadoua dans le Nord), à la plage du Phare (entre Hamouro et Sakouli dans la commune de Bandrélé), la plage de Saziley (commune de Bandrélé) ou encore la plage du préfet (commune de Mtzamboro). La caractéristique des plages mahoraises est que mise à part sur les îlots, celles ci sont bordées par de nombreux arbres dont de majestueux baobabs dans le Sud. Par conséquent, le parasol n’est donc pas indispensable !

Le plus grand lagon de l’Océan Indien

Le plus grand lagon de l’Océan Indien

Comptant parmi les plus grands lagons fermés du monde, celui de Mayotte est un havre de paix où les espèces sous-marines foisonnent. Avec ses 1100 km2, pas étonnant donc qu’il soit devenu le paradis des plongeurs, grâce à de nombreux spots, mondialement reconnus.